Page 1 - Les organismes et les formes de vie
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Les organismes et les formes de vie quelques vues au microscope
1) Une définition conventionnelle
En biologie, une entité est traditionnellement considérée comme vivante si elle présente tous
ces phénomènes au moins une fois durant son existence :
1. Croissance
2. Métabolisme, consommation, transformation et stockage d'énergie ou de masse;
croissance en absorbant ou en réorganisant sa masse, rejet de déchet.
3. Motricité externe (locomotion) ou interne (circulation).
4. Reproduction, le pouvoir de créer de façon autonome d'autres entités similaires à
soimême - bien que nul ne conteste qu'un eunuque soit vivant.
5. Réponse à des stimulus, le pouvoir de détecter des propriétés de son environnement, et
d'agir de façon adaptée.
Ces critères sont utilisés, mais il arrive que tous ne soient pas satisfaits en même temps. En
fait, il n'est pas difficile de trouver des exemples et des contre-exemples qui requièrent une
analyse plus approfondie. Par exemple, en suivant les définitions précédemment exposées, il
est simple d'arriver aux conclusions suivantes :
Le feu « est vivant ». Tout dépend des paramètres que l'on considère. Il n'existe pas de
différence de principe entre la combustion et la digestion, qui sont toutes deux des
oxydations; on peut exclure le feu en imposant à la vie de distinguer nettement un
intérieur et un extérieur du soi, par exemple par une membrane cellulaire; mais il
s'agit là d'une condition ad hoc.
Les mules mâles ne peuvent pas se reproduire puisqu'elles sont des hybrides stériles.
Les virus ne sont pas vivants puisqu'il ne grandissent pas et ne peuvent pas se
reproduire en dehors d'une cellule hôte.
À l'échelle moléculaire, et jusqu'à très récemment, l'autonomie était définit comme la capacité
de traduire en protéines soi-même son propre ARN (la copie de l'ADN dont la cellule use
selon ses besoins). Les virus étaient donc exclus du vivant puisqu'ils mettent à profit la
machinerie de la cellule qu'ils infectent pour fabriquer d'autre copie de virus depuis son ADN
(ou ARN)
Mais très récemment (fin 2004), des semblants de machinerie de traduction ont été
caractérisés chez certains virus suggérant que selon la définition en cours les virus seraient
vivants!
L'existence d'autre type d'agents infectieux tels que les prions nous amènent à reconsidérer
sans cesse la définition de vivant : en effet, les prions sont des protéines mais ils peuvent
induire un changement de conformation d'une protéine pour en faire une protéine de type
prion. Ne doit-on pas voir là une sorte de multiplication?
Les biologistes qui se focalisent sur les organismes terrestres notent souvent quelques signes
supplémentaires que l'on peut donner aux organismes vivants, dont :
Les formes de vie et défenses immunitaires (M. Bombart) 1

