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roches et de la perméabilité des terrains. Le radon circule facilement dans le sol, surtout
dans les terrains peu compacts comme le gravier. Dans les sols plus imperméables, il
s'infiltre dans les fissures et les fentes, jusqu'à la surface du sol et se répand dans l'air.

Les concentrations dans l'air extérieur varient donc sensiblement d'une région à l'autre,
et dans les régions tempérées, les concentrations à l'intérieur des habitations sont en
moyenne 8 à 10 fois plus élevées qu'à l'extérieur. En fait, le radon se concentre dans
l'atmosphère des habitations, surtout quand les bâtiments sont peu ventilés et
constituent de véritables espaces clos. Il pénètre dans les bâtiments par toutes les zones
non étanches de l'enveloppe: fissures dans les dalles et les murs, interstices au niveau
des conduites ou des passages de câbles, etc. Il se concentre particulièrement dans les
pièces en sous-sol (cave, garage, atelier) et de plain-pied, et les concentrations
intérieures sont fonction du taux de renouvellement de l'air par la ventilation.

En Suisse, la concentration moyenne dans l'air ambiant est d'environ 20 Bq/m3, mais
certaines régions sont caractérisées par des taux de radon assez élevés. Ainsi, la région
des Grisons, les zones karstiques du Jura occidental et quelques communes tessinoises
présentent des concentrations de plus de 200 becquerels/m3 d'air (le béquerel est égal
à une désintégration par seconde).

Dans les pièces d'habitation, la concentration moyenne est estimée à 60 Bq/m3, mais
des taux de plusieurs milliers de Bq/m3 ont été mesurés dans des bâtiments situés dans
les zones à risque.

Le radon constitue en moyenne 40% de l'exposition totale aux radiations en Suisse.

Plusieurs Etats ont fixé des normes ou recommandé des valeurs à ne pas dépasser dans
les locaux pour la concentration en radon. L'ordonnance suisse de 1994 sur la
radioprotection fixe la limite de concentration de radon à 1000Bq/m3 dans les pièces
d'habitation et de séjour. La valeur recommandée par l’Union européenne est de 400
Bq/m3, et ce niveau est considéré comme valeur directrice en Suisse pour toutes les
constructions nouvelles et les rénovations.

Toxicologie, symptômes  Vidéo

Le radon est classé comme "cancérigène prouvé chez l'homme" par le Centre
International de Recherche sur le Cancer.

Le radon et surtout les particules radioactives issues de sa désintégration sont inhalés
puis se déposent dans les poumons et irradient les tissus pulmonaires, accroissant le
risque de cancer du poumon. Le risque dépend de la quantité de radon inhalé, il est donc
en relation avec la concentration de radon dans l'air et le volume d'air respiré (qui
augmente par exemple en cas d'activité physique).

Le radon et les produits de sa désintégration sont considérés comme la cause la plus
fréquente de cancer du poumon après le tabac.

      Prévention

Chap. Les métaux lourds et les dangers de certaines substances pour l'environnement et la santé (EST) (M. 17

Bombart)
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