Page 12 - Evolution
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Cette frise combine : géologie (avec les ères et le nombre d’années correspondant depuis les
origines de notre planète ), paléontologie avec les espèces présentes dans les océans et
parallèlement ce qui se déroule sur la terre au niveau animal et/ou végétal. Vous avez
également la date de naissance des montagnes (orogenèse)
Comme vous le remarquerez des « têtes de mort » jalonnent ce long parcours, ceci correspond
à des « catastrophes majeures » ayant comme résultat une diminution parfois drastique du
nombre des espèces vivantes ( il s’agit soit de cataclysmes naturels : chute de météorite,
changements climatiques soudains,…).
Ces têtes de mort comme nous le verrons dans les théories de l’évolution sont les éléments qui
ont permis de modifier les théories de Darwin .
4. L’évolution (théories de)
4.1) Introduction
Depuis l'aube de l'humanité, la vie est une source d'interrogations et de mystères. Pour nos
ancêtres, elle trouvait son origine dans l'inanimé. Aristote (384-322 avant J.-C.) pensait que
les êtres vivants naissaient d'organismes identiques, ou qu'ils apparaissaient spontanément de
la « matière inerte ». Dans ses écrits, il décrivait la vie comme surgissant des boues ou des
matières en décomposition sous la forme de mouches ou de vers. Selon lui, il existait dans
toute chose un principe "passif" constitué par la matière et un principe "actif" qui lui donne sa
forme.
De l'antiquité à la renaissance, cette conception du vivant n'a
ensuite guère évolué. Transmise par plusieurs générations de
prestigieux scientifiques et penseurs, la "génération spontanée"
fut longtemps considérée comme la seule explication logique et
conforme aux enseignements de l'église. Ainsi, quand les
scientifiques parlaient des êtres vivants, ils les décrivaient
comme des combinaisons de matières et de formes où seules
ces dernières caractérisaient la vie. Si un organisme mourrait,
les formes disparaissaient, alors que la matière, elle, perdurait.
C'était la nature qui était responsable de l'organisation de la
matière sous la direction divine. De la même manière que lorsque nous observons une statue,
nous savons qu'elle a été conçue par un sculpteur, les êtres vivants résultaient de l'action d'une
puissance suprême qui avait décidé de créer le monde et d'y donner la vie.
Ce n'est que bien plus tard, dans la seconde moitié du seizième siècle, que vont commencer à
s'effriter les fondations de cette croyance.
Evolution-adaptabilité-Diversité (M. Bombart)
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