Page 13 - Evolution
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L'esprit critique des scientifiques de l'époque, associé à une observation plus méthodique de la
nature allaient progressivement favoriser l'essor des sciences dites "exactes".

Le dix-septième siècle se retrouvait dès lors dans un univers où la terre avait délaissé son
rôle principal (géocentrisme)

Cet univers, dirigé par les lois de la mécanique et du calcul, bouleversait les vieux préceptes
hérités des grecs. Il n'existait plus alors aucune raison de réserver une place spécifique aux
êtres vivants.

Comme le reste de la nature, ils pouvaient « être expliqués » en étudiant la grande mécanique
de l'univers. Ainsi, René Descartes écrivait : "Lorsqu'une montre marque les heures par les
moyens dont elle est faite, cela ne lui est pas moins naturel qu'il n'est à un arbre de produire
des fruits".

Jusqu'à la fin du dix-huitième siècle, notre conception du vivant se prolongeait ainsi dans
l'inanimé. Il n'y avait plus de distinction fondamentale entre le vivant et le non-vivant. Selon
le Comte de Buffon2 (1707-1788), nous pouvions "descendre par degrés insensibles de la
créature la plus parfaite jusqu'à la matière la plus informe, de l'animal le mieux organisé
jusqu'au minéral le plus brut". Pourtant, malgré ces avancées, les plus illustres savants et
philosophes continuaient à accepter l'idée de génération spontanée.

A l'aide d'un microscope « rudimentaire », le hollandais Van Leeuwenhoek (1632-1723)
découvrait le monde invisible des micro-organismes jusqu'à lors insoupçonné. Mais il fallut
encore attendre les travaux de Louis Pasteur (1822-1895) pour aboutir à une démonstration
irréfutable : l'apparition des vers, mouches et autres miasmes, n'étaient due qu'à la présence
des germes microbiens qui pullulent partout dans notre environnement. Ainsi, toutes les
générations spontanées résultaient simplement de la contamination par des germes apportés de

                                    l'extérieur.

                                    A la même époque, en 1859, Charles Darwin (1809-1882)
                                    publia un livre intitulé "L'origine des espèces". Cet ouvrage
                                    modifia profondément la pensée scientifique et philosophique.
                                    La thèse de Darwin rompait définitivement avec l'idée de la
                                    génération spontanée en proposant une évolution lente et
                                    progressive des espèces qui descendent les unes des autres.
                                    Cette position devint, au cours des années 1930, le néo-
                                    darwinisme avec le rapprochement du principe de sélection
                                    naturelle cher à Darwin et du principe héréditaire initialement
                                    proposé par Grégor Mendel (1822-1884), un moine autrichien.

                                    La découverte de la structure de l'ADN (Acide Désoxyribo-
                                    Nucléique) par Watson et Crick, en 1953, a abouti ensuite à ce
                                    qu'il convient d'appeler la théorie dite synthétique de

Evolution-adaptabilité-Diversité (M. Bombart)

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